QUE SONT MES AMIS DEVENUS ?

Qui s’en souvient encore de l’hydrosphère conçu par Lefort et par les Ets Lambert,  des foreuses pour carrières de Stenuick, du bras à rotation complète de Komatsu, du picbucket de Montabert ? 

Flash-back :

L’Hydrosphère : c’est du Belge

En 1983, les Éts Lambert  et les ateliers Lefort, situés à Fleurus,  mettent au point  un groupe hydraulique passe-partout  càd une cisaille fonctionnant suivant le principe de la guillotine et destinée aux travaux de démolition  de bâtiments. À cette époque, les flèches pour la démolition  à grande hauteur que l’on connait aujourd’hui n’existaient pas. Il n’existait qu’un seul mode d’entrainement : au bout du bras d’une pelle hydraulique, élément porteur et source d’énergie.  Dès que le travail à réaliser se situait dans une zone inaccessible par le bras de l’engin, d’autres solutions devraient être envisagées. Pour pallier à cet inconvénient, les deux associés ont mis au point l’hydrosphère.  Cette cisaille dénommée CROSSBROOK était en fait l’aboutissement  de deux expériences : celles des « presses » pour les ateliers Lefort et celle du « terrain » pour les Éts Lambert, aujourd’hui AML. L’hydrosphère est un groupe hydraulique autonome, conçu pour entrainer des outils hydrauliques mobiles tels que cisaille, benne preneuse, grappin, brise roche, etc…dans des zones de travail situées à grande hauteur, longue portée, grande profondeur ou sous eau.

Comment ça marche ?

L’outil est suspendu à un palonnier, lui-même retenu par deux câbles au palonnier intérieur de l’hydrosphère. Le raccordement  hydraulique de l’outil à l’hydrosphère se fait par des flexibles haute pression  munis de raccords rapides. L’assemblage ainsi constitué peut-être suspendu à une grue à câbles, une grue tour, une grue télescopique, un treuil de montage, etc…

Quant au travail proprement dit, il s’effectue dans des conditions optimales de sécurité :

-       commande à distance par radio

-       -feux rouges clignotants à la périphérie de l’hydrosphère durant les phases de travail

-       -projecteurs à la partie inférieure de l’hydrosphère éclairant la zone de travail

-       -insonorisation du groupe

-       -arrêt automatique en cas de défaillance mécanique)

Le marteau  fond-de trou c’est Belge

C’est en 1950, qu’André Stenuick invente et met en application le premier marteau « fond-de-trou » ce qui fera de ce constructeur le leader mondial de cette technique de forage avec plusieurs milliers d’équipements complets de forage (8.000 en 1986 et en 36 ans). À côté des gammes standards, la spécialisation dans la réalisation d’équipements « sur mesure » a permis à cette société wallonne située à Fontaine L’Évêque d’exporter la presque totalité de son matériel dans le monde  y compris en Chine. De plus, cette entreprise performante était présente en Europe et en Amérique du Sud au travers de sociétés sœurs  en France, Espagne, Allemagne, Italie et Mexique. Las des conflits récurrents  avec les syndicats, la direction prit la décision de plier bagage et quitter la Belgique en emportant les plans, les brevets et  le know-how. Aujourd’hui Stenuick International est l’un des principaux constructeurs français de foreuses.

Le bras à rotation totale : c’est du Japonais

 

En  1994,  lors du salon Intermat le constructeur Komatsu proposait  un proto de sa pelle sur pneus PW170-5  dotée d’un bras  et d’un godet pouvant tourner indéfinement sur 360°. Cette version de pelle pouvait entreprendre des tâches tant ardues que précises. Elle était capable de réaliser des travaux dans des endroits confinés et en plus, elle convenait  pour l’excavation de tranchées, de fondations et même  des manœuvres complexes comme creuser derrière des obstacles. Grâce à sa configuration, elle pouvait travailler en rétro et/ou  en butte parallèlement à l’axe de la machine, voire sous un angle de 90°. C’était le « tilt rotator » de l’époque. Après Intermat, elle a fait l’objet d’une présentation sur le centre de démonstration de Komatsu situé dans une carrière à Moha.

Le picbucket : c’est du Franco-Canadien

4 pic bucket.jpg

Plus près de nous, lors de Matexpo 2009, Tramac a présenté un godet de terrassement dans lequel est intégré une cellule de frappe d’un brise roche Montabert. Son nom : PICBUCKET .  Celui-ci permet de creuser et frapper sans devoir changer l’accessoire càd le godet classique à remplacer par le brise roche classique. Originaire du Canada ce godet a été conçu par  le fabriquant PowerTech  et développé  avec  la collaboration  de Montabert pour l’Europe.  Ce godet «  3 en 1 » est capable à la fois de creuser,  briser et évacuer  dans un seul mouvement. Ses applications : terrains durs, matériaux en béton, plaques d’’asphalte, etc. C’est l’accessoire idéal pour les poseurs de câbles et de canalisations. Malgré son concept  innovant, cet  « outil » n’a pas eu le succès que l’on attendait. Il est toujours disponible sur demande.(tramac@tramac.be)

© CDU-Bull BTP  Tous droits réservés

 

-