LE ENGINS DE COMPACTAGE : 1re partie

Plaques vibrantes, rouleaux à timon  et rouleaux tractés

Historique : En avril 1911, le constructeur Ammann   rachète un brevet suisse  d’un petit rouleau. En 1914, Ulrich Ammann lance le rouleau Rugel à direction  manuel. Quelques années plus tard, en 1935 il commercialise son rouleau à moteur à trois roues avec opérateur assis. En 1957, c’est l’allemand Bomag qui fait la révolution de  la technique de compactage avec le premier rouleau duplex avec timon, BW60 avec ses deux cylindres vibrants. Peu après, d’autres constructeurs principalement européens présenteront à leur tour leurs engins de compactage. Citons :ABG, Albaret-Couthon, Ammann, Benford, Bomag, Duomat, Ingersoll-Rand, Rammax, Sovemat, Fristein, Losenhausen-Vibromax,  Stothert& Pitt avec  un rouleau à une bille, Wacker etc. Fin des années 70, la revue Excavator dénombrait  pas moins 79  modèles de rouleaux avec timon, 100 plaques vibrantes sans compter 26 pilonneuses !!. Depuis lors, plusieurs de ces marques n’existent plus et quelques une  ont été absorbé comme ;  Albaret qui deviendra Caterpillar, Vibromax  JCB, Wacker  Wacker-Neuson, Rammax Ammann et Duomat Ammann principalement. Côté rouleaux tractés relevons  les marques suivantes : Bomag et Zettelmeyer avec bandages en acier spécial à haute résistance, Hyster avec pieds de mouton «  tamping roller »  et l’américain Ferguson  avec une gamme de compacteurs tractables de 35 à 200 tonnes pour travaux lourds. En 1989, le marché des rouleaux guidés à main était de 154 unités et  celui des plaques vibrantes 481. Aujourd’hui, c’est environ 1.134 plaques vibrantes.

Portrait

Les rouleaux vibrants à timon

Ces petits engins à bille simple ou duplex, sont destinés pour les travaux de réparation les plus divers, les tranchées, les élargissements  de faible largeur,  travaux d’asphaltage etc… Petits par la taille, certains n’en ont pas moins assimilé les innovations éprouvées sur les « grands » de la compaction, comme : 1) la transmission hydrostatique, offrant un démarrage et une inversion du sens de marche progressif, 2) la suspension élastique isolant les vibrations de tous les organes mécaniques, 3) le réglage en continu de la fréquence, 4) le circuit hydraulique sans flexible et 5) le confort  de conduite de l’opérateur. Quelques uns ont été pourvus de roues d’appui, d’autres plus lourd, voient leur manoeuvrabilité améliorée, soit par des roues directrices, soit par une béquille d’orientation hydraulique. Notons encore le dispositif « homme mort ».

Les plaques vibrantes

Contrairement aux rouleaux vibrants, qui ont une surface de contact avec le sol relativement étroite, les plaques vibrantes utilisent une grande surface de contact. Cette différence se traduira par une efficacité assez uniforme sur toute l’épaisseur de la couche traitée. Cette efficacité sera d’autant plus grande que la plaque est lourde et l’épaisseur d’autant plus grande que la plaque est grande , d’ou la possibilité de couplage de plusieurs plaques. Ces engins se prêtent , du fait de leur faible encombrement aux travaux sur chantiers exigus ou d’accès difficile,  petits terrassements , remblais,  tranchées étroites,  fondations, compactage de pavés en béton , de dalles de trottoirs, clinkers, etc.. Côté sécurité d’emploi, épinglons  la protection contre les contacts avec le pot d’échappement, le carénage des courroies de transmission et l’inversion de sens de marche.

Les rouleaux tractés

Ces engins sont essentiellement utilisés pour le compactage  sur des chantiers de terrassement. Ils sont tirés dans la plupart  des cas par un tracteur sur chenilles. Certains modèles sont dotés  soit d’un rouleau à pieds de mouton soit à grille. Le rouleau à pieds de moutons appelé également « tamping roller » convient pour des sols argileux tandis que le rouleau à grille  convient pour des sols rocheux.

Source : Excavator  juin et septembre 1978.

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