ÉVÉNEMENT : YOUR ROADS TOMORROW

Etat des Missing Links

Le 6 février dernier, Road Federation Belgium a organisé à Grand Bigard  une après-midi   consacrée à  la route et à la mobilité devant un panel  de connaisseurs et d’acteurs issus de la construction routière : entrepreneurs de voiries, bureaux d’études, pouvoirs locaux, associations professionnelles, etc. Ces conférences  ont permis de faire le point sur différents  sujets brûlants qui nous concerne journellement. Présenté par Marc Van Brabant, secrétaire général de la RFB, le ministre  fédéral de la Mobilité , François Bellot avait choisi comme sujet la Mobilité  - routes et voies ferrées-un défi sociétal. Pour rappel, déjà en 1994 la Région wallonne  se penchait sur l’ampleur  des problèmes de mobilité  et l’intérêt croissant  pour l’environnement et pour la défense du cadre de vie en ville  imposant de ce fait  d’avoir une approche globale  sur la mobilité. D’ou ce constat  de développer les déplacements  en transports en commun, à bicyclette sans oublier les parkings de dissuasion, mais encore les déplacements de marchandises par camions, par rail, par voies fluviales ou par des systèmes multimodaux. Avec force,  François Bellot l’a rappelé pendant son exposé. En outre, du côté des travaux ferroviaires le ministre a fait part  qu’il entrait dans son intention d’achever les travaux du RER  jusqu’à Nivelles dans un délai raisonnable Autre intervenant, Luc Rens  ingénieur conseil chez Febelcem   qui a donné les résultats d’une enquête de satisfaction appelée« Missings links to vital links ».     Et de citer comme exemple le projet  de construction d’un tunnel routier sous la place Meiser   ;   74,6% des riverains de la place Meiser, à Bruxelles et des rues avoisinantes se déclarent favorables au projet d’un tunnel routier reliant les boulevards Reyers et Wahis. Même constatation  des commerçants (77,8% sont favorables) et des usagers (80,9%).      Relevons aussi l’exposé de  Christophe Nicodème  Directeur général de l’European Union Road Federation qui a  parlé des investissements européens en voirie  et le rôle  de l’European Road Federation,  À ce propos savez-vous que l’Europe compte un réseau routier de +- 5 millions de kilomètres de long !!. Autre orateur, Étienne Willame, Directeur général, SPW de la DG01 (direction générale opérationnelle des routes & des bâtiments) qui a commenté le programme d’investissement  sans précédent pour la Wallonie, un sujet que avons évoqué récemment avec Didier Block secrétaire général  de la FWEV.    Cette demi-journée a  permis aussi de faire le  point sur les « Missing Links »  (les chaînons manquants) un sujet cher à la RFB Belgium, qui a été présenté par ir Yves Decoene . Cette rencontre a connu un succès indéniable puisqu’environ 90 participants ont assisté aux exposés présentés par des experts en la matière.           Premier constat   .  : chaînons manquants, où en est-on ?

Le 6 février dernier, Road Federation Belgium a organisé à Grand Bigard  une après-midi consacrée à  la route et à la mobilité devant un panel  de connaisseurs et d’acteurs issus de la construction routière : entrepreneurs de voiries, bureaux d’études, pouvoirs locaux, associations professionnelles, etc. Ces conférences  ont permis de faire le point sur différents  sujets brûlants qui nous concerne journellement. Présenté par Marc Van Brabant, secrétaire général de la RFB, le ministre  fédéral de la Mobilité , François Bellot avait choisi comme sujet la Mobilité  - routes et voies ferrées-un défi sociétal. Pour rappel, déjà en 1994 la Région wallonne  se penchait sur l’ampleur  des problèmes de mobilité  et l’intérêt croissant  pour l’environnement et pour la défense du cadre de vie en ville  imposant de ce fait  d’avoir une approche globale  sur la mobilité. D’ou ce constat  de développer les déplacements  en transports en commun, à bicyclette sans oublier les parkings de dissuasion, mais encore les déplacements de marchandises par camions, par rail, par voies fluviales ou par des systèmes multimodaux. Avec force,  François Bellot l’a rappelé pendant son exposé. En outre, du côté des travaux ferroviaires le ministre a fait part  qu’il entrait dans son intention d’achever les travaux du RER  jusqu’à Nivelles dans un délai raisonnable Autre intervenant, Luc Rens  ingénieur conseil chez Febelcem   qui a donné les résultats d’une enquête de satisfaction appelée« Missings links to vital links ». Et de citer comme exemple le projet  de construction d’un tunnel routier sous la place Meiser ; 74,6% des riverains de la place Meiser, à Bruxelles et des rues avoisinantes se déclarent favorables au projet d’un tunnel routier reliant les boulevards Reyers et Wahis. Même constatation  des commerçants (77,8% sont favorables) et des usagers (80,9%).  Relevons aussi l’exposé de  Christophe Nicodème  Directeur général de l’European Union Road Federation qui a  parlé des investissements européens en voirie  et le rôle  de l’European Road Federation,  À ce propos savez-vous que l’Europe compte un réseau routier de +- 5 millions de kilomètres de long !!. Autre orateur, Étienne Willame, Directeur général, SPW de la DG01 (direction générale opérationnelle des routes & des bâtiments) qui a commenté le programme d’investissement  sans précédent pour la Wallonie, un sujet que avons évoqué récemment avec Didier Block secrétaire général  de la FWEV.  Cette demi-journée a  permis aussi de faire le  point sur les « Missing Links »  (les chaînons manquants) un sujet cher à la RFB Belgium, qui a été présenté par ir Yves Decoene . Cette rencontre a connu un succès indéniable puisqu’environ 90 participants ont assisté aux exposés présentés par des experts en la matière.    

Premier constat. : chaînons manquants, où en est-on ?

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Depuis de très nombreuses années, toutes les prévisions annonçaient une future augmentation du trafic routier. Depuis lors la Road Federation Belgium  plaide pour la construction de chaînons manquants prioritaires et pour l’amélioration  de certains axes  notamment aux environs de grandes agglomérations. En 15 ans, 45 ont été réalisés  dont un seul à Bruxelles ; le tunnel d’accès à l’OTAN . Rien qu’en Wallonie, la RFB a recensé pas moins de huit chaînons manquants  prioritaires pour une meilleure fluidité du trafic de marchandises. Il s’agit  en UN  de   la liaison  entre Cerexhe (E40-E42) et Beaufays,  en DEUX  on trouve dans le Brabant Wallon  la liaison entre Haut-Ittre (Ring 0 et Rebecq (A8-E429). Vient ensuite en position  TROIS  l’autoroute A28 en Athus et Sterpenich ( E2E411)  etc .  (voir carte  ci-dessus   ).  Qui se souvient encore du projet  permettant de boucler à la hauteur du virage de Forest  sur le ring de Bruxelles  qui reste un des plus importants chaînons manquants  du pays et  qui n’a pas pu se faire. En cause, la démolition  des ponts dit « inutiles » et à une levée de boucliers de la part des pouvoirs publics  et de nombreux riverains!     Deuxième constat : L’entretien des routes. Le mal Belge

Depuis de très nombreuses années, toutes les prévisions annonçaient une future augmentation du trafic routier. Depuis lors la Road Federation Belgium  plaide pour la construction de chaînons manquants prioritaires et pour l’amélioration  de certains axes  notamment aux environs de grandes agglomérations. En 15 ans, 45 ont été réalisés  dont un seul à Bruxelles ; le tunnel d’accès à l’OTAN . Rien qu’en Wallonie, la RFB a recensé pas moins de huit chaînons manquants  prioritaires pour une meilleure fluidité du trafic de marchandises. Il s’agit en UN de la liaison  entre Cerexhe (E40-E42) et Beaufays, en DEUX on trouve dans le Brabant Wallon  la liaison entre Haut-Ittre (Ring 0 et Rebecq (A8-E429). Vient ensuite en position TROIS l’autoroute A28 en Athus et Sterpenich ( E2E411)  etc. (voir carte  ci-dessus). Qui se souvient encore du projet  permettant de boucler à la hauteur du virage de Forest  sur le ring de Bruxelles  qui reste un des plus importants chaînons manquants  du pays et  qui n’a pas pu se faire. En cause, la démolition  des ponts dit « inutiles » et à une levée de boucliers de la part des pouvoirs publics  et de nombreux riverains!

Deuxième constat : L’entretien des routes. Le mal Belge

Comme le transport routier ainsi que la construction routière constituent un facteur important pour l’économie du pays  le budget annuel d’entretien du réseau routier doit atteindre 2%  de sa valeur patrimoniale  pendant plusieurs années, puis se maintenir au- dessus  de 1,5% affirme-t-on à la RFB.  Ce qui permettra  de réaliser d’importantes économies  régulièrement et à temps. Oui, cela demande  beaucoup d’euros, mais à quoi servent les différentes taxes que nous payons ?  Il est normal que cette manne d’euros  revienne à la route.      Troisième constat : Bruxelles

Comme le transport routier ainsi que la construction routière constituent un facteur important pour l’économie du pays  le budget annuel d’entretien du réseau routier doit atteindre 2%  de sa valeur patrimoniale  pendant plusieurs années, puis se maintenir au- dessus  de 1,5% affirme-t-on à la RFB.  Ce qui permettra  de réaliser d’importantes économies  régulièrement et à temps. Oui, cela demande  beaucoup d’euros, mais à quoi servent les différentes taxes que nous payons ?  Il est normal que cette manne d’euros  revienne à la route.

Troisième constat : Bruxelles

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Comparant les Bruxellois à un village  « Gaulois », un coup de griffe a été adressé au ministre des TP de Bruxelles pour sa mauvaise gestion des entretiens des tunnels et des travaux de voiries en général, mais également pour l’absence de volonté de réaliser les chaînons manquants et la difficulté pour les provinciaux et navetteurs d’atteindre la capitale. Et, cerise sur le gâteau, après la démolition du viaduc Reyers le projet de la déconstruction du viaduc  Hermann-Debroux à Auderghem à moyen terme.   © Bull BTP         

Comparant les Bruxellois à un village  « Gaulois », un coup de griffe a été adressé au ministre des TP de Bruxelles pour sa mauvaise gestion des entretiens des tunnels et des travaux de voiries en général, mais également pour l’absence de volonté de réaliser les chaînons manquants et la difficulté pour les provinciaux et navetteurs d’atteindre la capitale. Et, cerise sur le gâteau, après la démolition du viaduc Reyers le projet de la déconstruction du viaduc  Hermann-Debroux à Auderghem à moyen terme. © Bull BTP

 

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